Définition de la "raison scientifique"En finir avec les chocs

 Définition de la "raison scientifique"

Le biologiste allemand Hoimar von Ditfurth, un important évolutionniste, est l'exemple même de la compréhension matérialiste dogmatique. Après avoir cité un exemple de la composition extrêmement complexe de la vie, voilà ce qu'il dit à propos du hasard de son apparition :

En  réalité, une telle harmonie peut-elle émerger seulement à partir de coïncidences ? C'est la question fondamentale de toute l'évolution biologique. Répondre Oui, c'est possible, c'est comme affirmer sa foi dans la science moderne de la nature. Plus  critiquement, on peut dire que quelqu'un qui accepte la science moderne de la nature  n'a aucune autre alternative que de dire oui... Rendu à ce point cependant, expliquer tout au moyen des lois de la nature, c'est-à-dire par coïncidences, est un signe qu'il n'y a aucune autre porte de sortie.  Que peut-on  faire d'autre alors que mettre sa foi dans les coïncidences !" 337

Oui, comme Ditfurth l'affirme, l'approche scientifique matérialiste adopte le principe fondamental pour expliquer la vie en refusant une "ingérence surnaturelle", c'est-à-dire la création. Une fois que ce principe est adopté, même les scénarios les plus improbables sont facilement admis. Il est possible de retrouver des exemples de cette mentalité dogmatique dans presque tous les écrits des évolutionnistes. Le professeur de biologie Ali Demirsoy, le célèbre défenseur de la théorie évolutionniste en Turquie, est l'un d'entre eux. Selon Demirsoy, la probabilité de la formation par hasard du cytochrome C, une protéine essentielle pour la vie, est "aussi peu probable que l'existence d'un singe écrivant l'histoire de l'humanité sur une machine à écrire sans faire d'erreurs".338

Il ne fait pas de doute qu'accepter une telle possibilité c'est en réalité renier les principes de base de la raison et du bon sens. Même la moindre lettre correctement formée écrite sur une page, c'est la certitude qu'elle a été écrite par une personne. Lorsque nous voyons un livre de l'histoire du monde, il devient encore plus évident que le livre a été écrit par un auteur. Aucun être sensé n'admettrait que les lettres dans un livre aussi énorme auraient pu se mettre ensemble "par hasard".

Cependant, il est très intéressant de remarquer que le scientifique évolutionniste, le professeur Ali Demirsoy, admet cette sorte de proposition irrationnelle :

Dans l'absolu, la probabilité de la formation d'une séquence de cytochrome C est équivalente à zéro. C'est-à-dire que si la vie exige une séquence en particulier, on peut dire qu'il existe une probabilité pour qu'elle se réalise une fois dans tout l'univers. Dans le cas contraire, certains pouvoirs métaphysiques qui dépassent notre entendement doivent avoir été à l'origine de sa formation. Accepter cette proposition n'est pas convenable à la raison scientifique. Aussi, nous devons étudier la première hypothèse.339

Demirsoy écrit qu'il préfère l'impossible, pour ne pas avoir à accepter des forces surnaturelles, en d'autres termes, l'existence d'un Créateur. Cependant, le but de la science ne doit pas empêcher d'accepter l'existence de forces surnaturelles. La science ne peut aller nulle part avec un tel objectif. Elle se doit d'observer la nature sans aucun préjugé, puis tirer des conclusions de ces observations. Et si ses résultats montrent qu'une intelligence surnaturelle organise la création, ce qui est le cas dans tout l'univers, la science doit donc l'accepter.

A l'examen approfondi, ce qu'ils appellent la "raison scientifique" est en réalité le dogme matérialiste que seule la matière existe et que toute la nature s'explique par des processus matériels. Ce n'est pas "une raison scientifique", ou quelque chose d'équivalent, ce n'est que la philosophie matérialiste. Cette philosophie se cache derrière des expressions aussi superficielles que la "raison scientifique" et oblige les scientifiques à admettre des conclusions totalement contraires à la science. Il n'est pas surprenant que Demirsoy cite un autre sujet -  les origines de la mitochondrie dans la cellule - et accepte ouvertement le hasard comme explication, bien que ce soit "totalement contraire à la pensée scientifique" :

Le cour du problème est de savoir comment la mitochondrie a acquis ce trait, car l'obtenir par hasard, même par un seul individu, nécessite des probabilités extrêmes inimaginables... Les enzymes de la respiration qui fonctionnent comme un catalyseur à chaque étape, dans une forme différente, constituent le cour du mécanisme. Une cellule doit contenir cette suite d'enzyme complète, autrement c'est sans valeur. Dans ce cas, et bien que cela soit contraire à la pensée biologique, pour éviter une explication plus dogmatique ou faire de la spéculation, nous devons accepter, bien qu'à contrecour, que toutes les enzymes de la respiration ont complètement existé dans la cellule avant que la cellule ne soit d'abord entrée en contact avec l'oxygène.340

La conclusion à tirer de telles déclarations est que l'évolution n'est pas une théorie obtenue après une enquête scientifique. Bien au contraire, la forme et le fond de cette théorie ont été dictés par les nécessités de la philosophie matérialiste. Elle s'est alors métamorphosée en croyance ou en dogme en dépit de faits scientifiques palpables. Une fois de plus, nous pouvons clairement constater, en nous fondant sur la littérature évolutionniste, que tout cet effort n'a qu'un seul "but", celui qui exige de prétendre, quoi qu'il en coûte, que les êtres vivants n'ont pas été créés.

337- http://profbof.com/evolution/textesrecen.htm (soulignement ajouté)
338- Ali Demirsoy, Kal>t>m ve Evrim, Meteksan Yay>nlar>, Ankara, 1984, p. 61 (soulignement ajouté)
339- Ali Demirsoy, Kal>t>m ve Evrim, Meteksan Yay>nlar>, Ankara, 1984, p. 61 (soulignement ajouté)
340- Ali Demirsoy, Kal>t>m ve Evrim, Meteksan Yay>nlar>, Ankara, 1984, pp. 94-95 (soulignement ajouté)