Le mécanisme de ponctuation L'erreur des macromutations
L'erreur des populations étroites Conclusion

 Conclusion

Aujourd'hui, le mécanisme fictif de l'équilibre ponctué a totalement été discrédité en termes scientifiques. Il fut prouvé que les êtres vivants ne peuvent pas évoluer à travers les mécanismes en question. Comme l'a affirmé Jeffrey Levinton de l'Université d'état de New York, il n'y a aucun moyen de tester la théorie de la formation des espèces en question, si elle n'est pas clairement visible dans les archives fossiles. Sur cette base, Levinton conclut que "la totalité des preuves montre qu'il est inutile de donner suite à cette théorie".48

Ce point est évidemment juste. Le postulat constituant la base de la théorie a été réfuté scientifiquement. Mais plus importante encore est l'absence totale dans les archives fossiles de la moindre preuve d'équilibre ponctué ; au contraire, elle démolit le concept. Des millions de fossiles sont en état d'"équilibre" que les évolutionnistes disent durer depuis des millions d'années, comme le suggère l'équilibre ponctué. Pourtant, mystérieusement, il n'existe absolument aucune trace de l'intervention de l'évolution qui - encore une fois selon la théorie - aurait dû durer des milliers d'années, au moins. Les archives fossiles ne fournissent pas le moindre exemple des innombrables créatures vivantes ayant subi l'évolution attendue. Ni la moindre preuve laissant entendre comment l'équilibre ponctué fonctionne. En raison de leur situation désespérée, les évolutionnistes tentent d'utiliser l'une des plus grandes preuves de la création comme base de l'évolution. Cela démontre clairement la précarité de leur position ! Comment une théorie aussi peu cohérente a-t-elle pu devenir si populaire ? En fait, presque tous les défenseurs de l'équilibre ponctué sont des paléontologues, clairvoyants dans la réfutation de la théorie darwiniste par les archives fossiles.

 

Un fossile d'ophiure de 150 millions d'années montrant que les échinodermes n'ont absolument pas changé depuis des millions d'années.

 

C'est pourquoi ils sont littéralement dans un état de panique, essayant de rendre leur théorie viable à tout prix.

D'autre part, les généticiens, les zoologues et les anatomistes reconnaissent qu'aucun mécanisme dans la nature ne peut engendrer des "ponctuations", aussi continuent-ils à défendre la théorie graduelle de l'évolution. Richard Dawkins, zoologiste à l'Université d'Oxford critique sévèrement les adhérents du modèle ponctué de l'évolution et les accuse de détruire la crédibilité de la théorie dans son ensemble.

Ce dialogue peu concluant entre les deux parties illustre la crise scientifique dans laquelle la théorie de l'évolution est tombée. Nous avons là un mythe qui ne peut être réconcilié par aucune observation, aucune découverte expérimentale ni paléontologique. Tous les théoriciens évolutionnistes cherchent des raisons de soutenir ce mythe, selon leur propre domaine de spécialisation, mais se trouvent en conflit avec les découvertes d'autres branches de la science. Des tentatives sont parfois entreprises pour masquer cette confusion au moyen de commentaires superficiels tels que "la science avance à travers des débats académiques". Pourtant le problème est que ces débats ne sont pas des exercices mentaux effectués dans le but d'aboutir à une théorie scientifique vraie, car ils se limitent à des conjectures dogmatiques supposées soutenir une théorie fausse. Le fait est que les théoriciens évolutionnistes révèlent par inadvertance que les archives fossiles ne peuvent être réconciliées avec le concept de l'évolution peu importe la manière. La stagnation, l'un des éléments les plus importants dans les fossiles, est clairement visible. Gould y fait référence en ces termes :

La stagnation, traduite inévitablement comme une absence d'évolution, avait toujours été traitée comme un non sujet. N'est-il pas étrange de définir le plus commun de tous les phénomènes paléontologiques comme une question dénuée d'attention ou d'intérêt ?49

Tous les darwinistes ont été désormais contraints d'admettre la stagnation dans les archives fossiles, même s'ils sont encore réticents à la voir, la repoussant délibérément en arrière et refusant de l'accepter comme donnée. Le manque de documentation sur les fossiles ayant subi l'évolution - en d'autres termes l'absence de formes intermédiaires - a balayé toutes les spéculations à propos de la stagnation et révélé clairement qu'il s'agit d'une preuve significative de la création. L'équilibre ponctué a totalement été discrédité, à la fois par les mécanismes mêmes qu'il propose et par les archives fossiles qu'il cherche à mettre en avant en tant que preuve.

48- Mustafa Kuru, Omurgalý Hayvanlar, Gazi University Publications, 5ème éd., Ankara, 1996, p. 21 (soulignement ajouté)
49- Mustafa Kuru, Omurgalý Hayvanlar, Gazi University Publications, 5ème éd., Ankara, 1996, p. 27 )